Action EAC Patrimoine 3D : en pleine expérimentation

By | 14 mars 2017


Le 06 mars 2017 se tenait une réunion de l’équipe de recherche du programme P@trinum, durant laquelle nous avons pu faire le point sur les différentes actions EAC suivies. Camille Capelle nous a proposé un compte-rendu détaillé de l’une des actions les plus expérimentales, Patrimoine 3D : de même que Vivre la culture basque, il s’agit d’une action dans son année zéro, qui se construit par tâtonnements et échanges entre partenaires culturels et enseignant.es du secondaire – sans oublier les élèves.

Qu’est-ce que Patrimoine 3D ?

L’action se construit autour de la Stéréothèque, une banque d’images stéréoscopiques des XIXe et XXe siècles, ainsi que du travail d’Archéovision portant sur la modélisation du patrimoine architectural en 3D à des fins de recherche. Archéovision et le CLEM en sont les deux principaux acteurs. Le CLEM est en charge de la collecte des images stéréoscopiques (y compris la numérisation de collections privées) et de la réalisation d’anaglyphes (images à voir avec des lunettes 3D) ; Archéovision, ainsi qu’Huma-Num, mettent leurs serveurs à disposition et développent la base de données.

L’objectif de cette action EAC est de familiariser les élèves au patrimoine à travers les images stéréoscopiques et leur évolution contemporaine en images de synthèse tridimensionnelles ; le travail des professionnels est aussi mis en avant via des visites. L’action est menée auprès d’un établissement pilote, le Collège Leroi Gouran (24260 Le Bugue) : trois enseignantes sont engagées dans l’action (professeure documentaliste, d’histoire, de technologie) auprès d’une classe de 4ème composée de 25 élèves. Les enseignantes définissent les contenus d’enseignement avec les partenaires culturels et participent activement au développement du projet.

Déroulement et évolution de l’expérimentation

En Documentation, les élèves ont pu approcher la création de bases de données et l’indexation des images ; en Histoire, la création des images stéréoscopiques a été abordée ; en Technologie, la classe a pu approcher la création d’un modèle 3D en photogrammétrie. Des séances avec des intervenant.es du CLEM et d’Archéovision ont permis d’approfondir les usages de la 3D.

Le protocole d’observation de Camille Capelle reste le même que celui du reste de l’équipe : des enregistrements vidéo en classe et chez les partenaires culturels se conjuguent à des entretiens semi-directifs avec partenaires, enseignantes, élèves, avec toutefois ceci de particulier que Camille a pu assister à un stage Médiaquitaine détaillant le projet et ses enjeux, ce qui nous offre une meilleure compréhension de la structure de l’action EAC.

Premières observations

Lors de la réunion, Camille Capelle a proposé plusieurs observations préliminaires :

• Les connaissances et compétences mobilisées sont plurielles : techniques,
documentaires, historiques, scientifiques

• Les modalités d’enseignement sont variées : les présentations magistrales (en classe et en visite) s’accompagnent d’une participation à la création et à l’indexation ; des fiches pratiques et un dossier pédagogique sont en construction

• Le dispositif technique s’articule pour le moment autour de la base de données Archéogrid ; les élèves doivent être accompagnés car le dispositif est basé sur des modalités contributives.

• Se pose la question de la qualité de l’équipement (notamment les lunettes 3D) pour les expositions virtuelles.